Le matériel des élèves 2018-2019

Bonjour tout le monde !

Nous sommes actuellement tous plongés dans nos catalogues de fournitures scolaires avec une seule question en tête : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir utiliser l’année prochaine ? ».

Comme je l’expliquais dans mon article de présentation, et dans mon article sur mon année de brigade, je n’ai jamais encore eu de classe « à moi ». C’est donc la première fois où je dois prendre toutes les décisions pour ma classe à venir.
Dans cet article, j’aimerai revenir sur le matériel que je vais utiliser avec mes élèves, de quel manière et pourquoi j’ai choisi ces supports-là.

Un point sur le budget

Avant de commencer, évidemment, faisons le point sur l’élément phare de ces commandes : le budget alloué par classe. Concrètement, dans mon école, nous avons deux classes (nous faisons parti d’un RPI de 4 écoles) : une classe de CE1-CE2 et une classe de CE2-CM1 (la mienne).
Pour l’école, nous avons un budget d’environ 2 000 euros. Budget qui parait plutôt conséquent, certes, mais il y a plusieurs choses à prendre en compte et qui fait rapidement peur.

  • D’abord, je suis également directrice de l’école, je dois donc prendre en compte sur mon budget une partie allouée à la direction, ce qui fait baisser le budget par classe. J’ai choisi, pour cette année, de ne prendre que 150 euros sur la totalité du budget : juste de quoi acheter quelques classeurs de rangement, des ramettes papier pour la direction et du petit matériel (stylo, scotch…).
  • Ensuite, arrivant dans l’école, je dois partir de zéro. Je n’ai pas de matériel d’avance, ou me restant de mes années précédentes d’enseignement. C’est un gros point noir et il m’a fallu faire des choix parfois déchirants.
  • Enfin, il n’y a rien ou presque dans l’école actuellement : pas de petit matériel en surplus pour les élèves, pas de manuels récents, de fichiers à jour… Encore une fois, je pars de zéro.

Pour cette raison, il y a des outils que j’ai commandés, d’autres qui seront à la charge de la famille. J’ai privilégié les supports les plus couteux sur le budget de la classe et des outils réutilisables pour les achats des familles. J’ai indiqué dans la liste les supports achetés par les familles.

Les supports écrits

Un cahier du jour

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C’est un cahier polypro rouge de format A4. Il sera utilisé pour tous les exercices de français et de mathématiques, les rituels, les dictées. Je l’ai choisi en grand format car j’ai eu l’occasion de voir l’utilisation des petits et des grands formats en classe. Je dois avouer que le petit format est pratique car il tient peu de place ; toutefois, le grand format a deux avantages qui font pencher la balance : le fait qu’il soit plus grand et donc susceptible de contenir plus d’écrits et le fait que l’on ait pas besoin de plier les feuilles pour les coller ce qui est particulièrement insupportable et créer des cahiers accordéon (surtout que nos têtes blondes collent n’importe comment…). Puisque ce n’est pas un format 24×32, je ne ferais pas coller de feuille A4 à l’intérieur (et puis, coller une feuille sur une feuille, quel intérêt ?) mais je pourrais tout de même donner des exercices sur des petits formats à coller proprement dans le cahier, sans avoir à les plier ou à devoir tourner les pages sans arrêt car la page est trop petite pour contenir la fiche collée et l’exercice réalisé par l’élève à la suite.

Les porte-vues de français et de mathématiques

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Ca a été le choix le plus cornélien pour moi mais j’ai bien envie de me lancer dans l’aventure du porte-vues ! Les élèves auront deux portes-vues : un en français et un en mathématiques. A l’intérieur, ils retrouveront toutes leurs leçons. Oui, toutes leurs leçons. Dès la rentrée, nous passerons un temps long et fastidieux à remplir les portes-vues (mais gain de temps pour le reste de l’année !). Le but étant d’encourager au mieux leur autonomie et surtout ce qu’on appellerait aujourd’hui « les lois naturelles de l’apprentissage ».

Le but n’est pas que chacun apprenne la leçon qu’il souhaite quand il le souhaite mais plutôt de donner du sens aux apprentissages. Admettons que l’élève soit en train de produire un écrit et qu’il réfléchisse aux homophones « à et a ». Et bien, au lieu de le corriger moi-même, je le reporte à sa leçon d’orthographe 10 de son porte-vues de français.

Cela permet aussi, par ailleurs, de faire avancer des élèves sans en dévaloriser d’autres, ou de travailler par niveau de classe (puisque j’ai un double niveau cette année et un double cycle : CE2 et CM1). Par exemple, je travaille sur la multiplication à un chiffre. Un petit groupe d’élèves a tout compris dès le début, dès qu’ils ont terminé de travailler sur cette notion, je les fais passer à la suivante en autonomie : ils auront déjà la leçon à lire et puis je leur donnerais des exercices complémentaires pour leur laisser découvrir tranquillement la notion.

Avec ce système, j’espère donner des repères visuels aux élèves mais aussi leurs parents : voici les notions que nous allons travaillées cette année et de quelle manière. Pour ma part, plus de prise de tête à savoir quelle leçon faire, de quelle manière, etc. Ils ont déjà les traces écrites (que je publierai prochainement). J’espère aussi travailler en centres d’autonomie, et j’ai l’impression que ce support est intéressant pour cela.

Le cahier d’Histoire, de Géographie et d’Enseignement moral et civique

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Pour ces matières, j’ai pris la décision de travailler sur un cahier. Je n’aime pas le fonctionnement de séparation du cahier en deux : par exemple, le cahier à l’endroit = histoire, le cahier à l’envers = géographie ; ou bien on divise le cahier en deux, une moitié = histoire, l’autre moitié = géographie. Ce n’est pour moi pas très pratique.

Pour donner du lien entre les matières, je vais donc les mélanger entre elles. Alors évidemment, tout sera rigoureusement organisé. Je prends le parti de ne travailler qu’un seul thème à la fois. Par exemple, nous travaillerons deux semaines l’histoire, puis deux semaines la géographie, etc. Comme ça, dans le cahier, les élèves auront des thèmes qui se suivent.

Chaque matière sera codée par une couleur : par exemple, l’histoire sera en bleu, la géographie en vert, l’EMC en rouge, et sur chaque feuille il y aura une gommette de couleur. Exemple : Nous travaillons cette semaine sur l’Empire de Charlemagne. Nous allons collé les exercices, écrire la leçon dans le cahier. En haut de chaque page sur ce thème, nous collerons une gommette bleu. La semaine suivante, nous travaillerons en géographie sur la ville de Montpellier. Nous collerons les exercices, écrirons la leçon, puis nous collerons en haut des pages une gommette verte. Etc. Tout sera à la suite, mais visuellement, nous saurons où nous en sommes.

Si je me permets de travailler de cette manière en histoire, géographie, EMC, c’est que les élèves auront un coin d’autonomie dans la classe dédié à ces matières. Un coin libre, où ils pourront travailler sur des notions historiques, géographies ou civiques par des jeux, de la manipulation, de la lecture… Ainsi, même si nous travaillons sur un thème d’histoire, les élèves seront libre de travailler de manière autonome sur de la géographie en remplissant un planisphère par exemple.

Le cahier de sciences

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Pas besoin de développer cette utilisation du cahier de sciences je suppose. C’est peut-être le cahier le plus simplifié que mes élèves auront ahah !

Le classeur de culture (acheté par les familles)

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Dans ma classe actuelle de CE1-CE2, mon collègue a pris le parti d’utiliser un cahier de culture dans lequel il regroupe plusieurs matières : anglais, musique, poésie,… Je trouve ce système très intéressant, j’ai donc choisi de le reprendre mais en utilisant plutôt un classeur à la place du cahier. En effet, j’ai élargi sa notion de « culture ». Dans ce classeur, les élèves auront donc les matières suivantes : anglais, histoire de l’art, littérature, musique, poésie et ceintures de compétences.

Pourquoi ajouter les ceintures de compétences dans le classeur ? Pour deux raisons : je compte travailler les ceintures de compétences, surtout en numération (en reprenant le merveilleux travail de Charivari), et je souhaite que les élèves gardent une trace de leurs essais et de leurs réussites. Comme Charivari le préconise intelligemment, l’utilisation d’un classeur ou d’une pochette permet de garder une trace des essais ratés mais ensuite de les jeter dès qu’une série est réussie pour ne garder que les réussites. Avec un cahier, ils auraient collé leurs échecs et ce n’est ni valorisant ni intéressant à conserver pour moi.

Une chemise plastique format A4 (achetée par les familles)

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Pour transporter le travail en cours sans le perdre (je pense notamment à des fiches de travail en autonomie, ou quelconque travail auquel je n’ai pas encore pensé !).

Un cahier d’écrivain

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Un petit cahier pour écrire à l’intérieur. J’ai très envie de mettre en place un rituel de jogging d’écriture mais aussi de productions d’écrit divers. Un cahier où l’on peut écrire des histoires à partager ou à garder pour soi, à faire corriger par la maîtresse ou pas. Bref, un petit cahier où l’on est libre (mais rigoureux, ce n’est pas un cahier de brouillon).

Un cahier de devoirs

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Je choisis délibérément de ne pas avoir de cahiers de brouillon dans la classe, impie que je suis ! Est-ce que cela veut dire que mes élèves n’ont pas le droit à l’erreur ? Bien sûr que non ! Je souhaite simplement les obliger à utiliser d’autres supports pour faire des tentatives comme l’ardoise, tout simplement parce que les cahiers de brouillon deviennent très souvent des cahiers torchon. Les élèves gribouillent dedans, les déchirent et peut-être même bien qu’ils les mangent (ils ont toujours besoin d’un cahier de brouillon !).

Alors pourquoi ai-je acheté des cahiers de brouillon ? Pour en faire des cahiers de devoirs ! Je ne donne que très peu de devoirs, et ce sont très souvent des petits exercices de systématisation à faire en quelques minutes ou bien la mémorisation de mots pour les dictées. Ce cahier de devoirs, à utiliser en classe ou à la maison, permet aux élèves de faire leurs devoirs tranquillement à l’intérieur. Cela évite aussi le terrible « j’ai fait mes devoirs mais j’ai oublié mon cahier à la maison » ou de voir des calculs faits sur des feuilles volantes, sur l’agenda…

Et les fichiers, manuels, etc. ?

Cette année, je ne souhaite pas acheter de fichiers, de manuels ou de cahiers d’exercices déjà préparés. Je vais faire comme j’ai toujours fait jusque là : utiliser des fiches créées par les collègues et trouvées sur internet ou bien les créer moi-même.

Le petit matériel

Je demande une trousse complète en début d’année à la charge des parents, à renouveler à chaque vacances. J’ai tout de même commandé de petites quantités de matériel comme des stylos bleu, noir, vert et rouge, des crayons gris, des gommes, des règles, équerres, compas, des gros pots de colle. Je demande également aux parents de fournir une ardoise et un feutre d’ardoise. Il n’y en a pas dans l’école, j’en ai donc commandé une petite dizaine.

Je vous laisse en téléchargement le mot aux parents concernant la liste du matériel à fournir à la rentrée.

Cliquez ici pour télécharger  le document à destination des parents

Et vous, quels supports utilisez-vous avec vos élèves ?

A bientôt,

Meghann

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