Mon année de brigade

Hello !

En cette période de mouvement, terminé ou non, heureux ou malheureux, je vois beaucoup de collègues déprimés à l’idée de ne rien avoir obtenu ; ou pire, d’avoir obtenu un poste de brigade.

Je les comprends totalement, j’étais dans le même état d’esprit l’année dernière lorsqu’au premier mouvement, je n’ai rien obtenu et qu’au deuxième j’ai eu un poste de brigade assez loin de chez moi.

J’appréhendais beaucoup ce poste malgré tout ce que j’avais entendu à l’ESPE : « c’est très enrichissant », « vous allez pouvoir continuer à vous former, à apprendre des pratiques des autres », « vous allez rencontrer des élèves différents issus de tous les milieux socio-culturels ». Bref, le discours de nos supérieurs pour se déculpabiliser de nous envoyer sur des postes que l’on ne veut pas.

Alors certes, il faut des remplaçants : c’est indéniable, un enseignant n’est pas une machine et il a le droit d’être malade, d’avoir un enfant malade, de faire des formations, d’avoir des obligations familiales. C’est une évidence. Là où je ne suis pas d’accord, c’est que l’on envoie des profs à peine formés pour faire un travail monstrueux.

Être remplaçant, que ce soit brigade ou ZIL, demande d’importantes compétences : savoir gérer une classe dès sa prise en charge, connaître les enseignements pour s’adapter aux niveaux de classe mais aussi aux niveaux des élèves, avoir une palette d’outils variée pour prendre une classe au pied levé… et j’en passe. Pour moi, les remplaçants sont des super-profs qui passent d’une Petite Section à un CM2 sans difficulté, mais qui sont aussi à l’aise en ITEP et en SEGPA.

Ainsi, quand j’ai eu connaissance de mon poste, j’ai paniqué : comment est-ce que je pouvais être cette super-prof quand j’avais à peine eu un an d’expérience ? Je me sentais complètement dépassée et j’ai passé des vacances d’été entre la panique, l’angoisse, l’acceptation, la capitulation…

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MON ANNÉE

Durant cette année de remplacement, j’ai pu voir tous les niveaux de classe. Dans l’ordre :

  • CP (4 jours)
  • CM1/CM2 (1 mois)
  • PS/MS (4 jours)
  • PS (1 mois et demi)
  • CM1/CM2 (1 mois)
  • CE1 (1 jour + 1 jour)
  • CE1/CE2 (1 jour)
  • CE2/CM1 (1 jour)
  • CM2 (1 jour + 1 jour)
  • poste fractionné à mi-temps en CM1, 3/4 temps CE1-CE2 et 1/4 temps maitre surnuméraire (5 mois) – école en REP
  • + quelques jours sans remplacement dans mon école de rattachement en maternelle (j’ai notamment pris la classe de PS du directeur pour le décharger un peu et j’ai mené des ateliers avec la classe de GS à l’effectif très important)

Dans mon malheur, j’ai donc eu de la chance : pas de remplacement en ULIS, SEGPA ou ITEP où je me serais sentie complètement perdue face aux préparations. J’ai aussi la chance d’avoir de gros remplacements : 3 x 1 mois et un remplacement de congé maternité dès le mois de février sur un poste fractionné.

LES AVANTAGES

On ne va pas se mentir, il y a des avantages à être brigade. Pour moi, il y en a deux principaux :

  • Les finances : les indemnités de déplacement (ISSR) peuvent être vraiment un plus. Dans mon cas par exemple, j’ai eu des remplacements proches de chez moi mais loin de mon école de rattachement, là c’est le jackpot. Je pouvais parfois toucher jusqu’à 600 euros de plus par mois sur mon salaire de base. Il m’est arrivé aussi l’inverse : des écoles loin de chez moi mais proche de mon école de rattachement où cela me coûtait plus cher que cela ne me rapportait. Mais c’est le jeu et les ISSR ont le mérite d’exister.

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  • Quitter une classe pénible : c’est un gros avantage. Être remplaçant, cela veut aussi dire que quand une classe est chiante, on sait qu’on se restera pas. Mine de rien, psychologiquement c’est un plus. Entre se dire « plus que deux jours » et « encore huit mois à tenir« , ça change complètement la donne.
  • La diversité des rencontres : alors oui, on rencontre des tas d’élèves, de parents, de collègues, avec qui l’on peut partager des ressources, des conseils, des idées, des projets. On a l’occasion d’observer diverses méthodes d’enseignement, de gestion de classe. J’ai eu, pour ma part, des remplacements dans des écoles tellement différentes les unes des autres que c’était parfois déroutant : de la petite école de village avec budget illimité à l’école de ville avec des locaux pourris, en passant par des classes immenses ou au contraire riquiqui, des classes en ilots, en rangées, des classes à pédagogie alternative… On arrive à piocher un peu partout des idées pour le futur.

LES INCONVÉNIENTS

Je tiens à préciser que ce sont des inconvénients pour moi. C’est important de le dire car j’ai rencontré des collègues pour qui certains de mes inconvénients étaient des avantages pour eux : ils adoraient l’aventure, la route, l’inconnu, le non-attachement… Donc tout est très subjectif selon les personnes, gardez-le à l’esprit en lisant ces lignes.

  • Être dans l’inconnu sans arrêt : j’ai souvent eu l’occasion d’apprendre en avance où j’allais remplacer. Contrairement aux ZIL qui ne savent généralement que le matin même, cela permet de réfléchir un minimum à ce que l’on peut faire sur les premières heures de classe, voire les premiers jours, le temps de prendre ses repères. Cela dit, j’ai aussi eu quelques jours où j’ai été prévenue à 8h20 pour un remplacement à 8h30 et là, c’est un peu la catastrophe.
  • Les préparations : certes, en tant que remplaçant, on ne plonge pas le nez dans les programmations, les progressions, les fiches de prep… enfin… au début surtout ! Parce que lorsque l’on est appelé sur un remplacement long, que l’on prendre la classe en cours d’année, c’est une masse de travail impressionnante qui nous attend : il faut non seulement se plonger sur le travail à venir mais aussi sur ce qui a été fait avant pour ne pas faire de doublon. Là où certains collègues laissent des instructions précises, d’autres ne mettent même pas à jour leurs progressions, n’ont pas de cahier journal, ne laissent aucune information sur les élèves, le travail effectué, en cours… Et puisque l’on est prévenu au dernier moment, se suit une multitude de préparations le soir, pendant des jours et des jours…

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  • Le manque de considération : j’ai vécu de mauvais jours à cause de ça. Je me suis retrouvée sur un remplacement très loin de chez moi avec l’impossibilité d’arriver à l’heure (je faisais garder ma fille par une assistante maternelle qui ne pouvait la prendre avant 7h45). Prévu au départ pour 4 jours, j’ai accepté ce remplacement sans broncher : ce n’était l’affaire que d’une poignée de jours, les collègues ont été très arrangeants. Mais le remplacement s’est renouvelé, une fois, deux fois pour une semaine. A l’appel de ma secrétaire de circo, je lui ai fait part de mes inquiétudes : en arrivant en retard chaque jour, je mettais en danger la sécurité de mes élèves, je jouais dangereusement avec les nerfs de mes collègues, je me mettais moi-même en danger en roulant comme une folle furieuse… Réponse : « oui ben c’est comme ça ». Après cette discussion, je n’ai plus jamais eu d’appels de la secrétaire : toutes les informations liés à mes remplacements passaient par la directrice de l’école, y compris le renouvellement de ce même remplacement. J’ai vraiment ressenti qu’on me prenait pour une nouille.
    Je sais aussi qu’on peut avoir un manque de considération de la part des élèves : nous ne sommes pas un vrai maitre ou une vraie maitresse, on est un remplaçant. Vision souvent partagée par les parents (voire des collègues !). De mon côté, je n’ai vraiment jamais eu ce genre de soucis. Dans l’ensemble, j’ai toujours été bien accueillie par mes collègues, les élèves et les parents.
  • La route : franchement, j’applaudis les personnes qui ont des longs trajets domicile-travail. Une fois ça va mais toute l’année, c’est épuisant. Se taper 1h ou plus de route le soir après avoir eu une journée de classe pénible, ce n’est vraiment pas drôle.

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  • Ne pas pouvoir s’impliquer dans une classe : c’est, pour moi, le point noir de ce poste. Quand j’ai choisi de devenir professeur des écoles, j’ai imaginé toutes les choses que j’allais pouvoir faire dans ma classe, les projets, les affichages, les méthodes d’enseignement… du coup, en me retrouvant brigade, je me suis sentie frustrée.
  • Quitter les collègues (et parfois même les élèves) : quand on tombe sur une équipe extra (comme celle où je suis actuellement), c’est un déchirement de devoir partir. Certains élèves sont tellement attachants et adorables qu’on aimerait continuer avec eux (surtout qu’on sait ce qu’on quitte mais qu’on ne sait pas ce que l’on va trouver…).

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  • Être mis à l’écart (volontairement ou involontairement) : Je me suis souvent sentie inutile à certains moments : conseils de cycles, conseils d’école, conseils de maitre, réunions de répartitions, réunions pour les commandes pour l’année suivante, toutes ces réunions où, lorsque l’on est sur l’école depuis deux jours ou pour un mois, on ne sert pas à grand chose. Des heures à essayer de ne pas sombrer dans le sommeil quoi.

MON RESSENTI, MES CONSEILS

Pour moi, l’année de brigade s’achève puisque l’année prochaine j’ai (enfin) un poste fixe. Je n’ai donc pas une grande expérience en la matière et d’autres collègues auront sûrement un autre avis que le mien. Quoi qu’il en soit, j’aimerai revenir sur quelques points qui me semblent fondamentaux :

  1. La préparation de mallette de remplaçant : beaucoup de collègues proposent une panoplie de documents pour le prof remplaçant. Sur Instagram, sur les blogs ou sur les groupes Facebook, je vois tourner ces profs qui ont le coffre rempli de boîtes avec tout un nécessaire (livres, préparations, exercices,…) pour chaque cycle. Le travail est juste titanesque, du coup, j’ai vite baissé les bras face à tout ça. N’ayant pas choisi ce poste, je n’avais pas vraiment envie de m’impliquer. Du coup, j’ai fait le strict minimum : lecture de blogs, achat de deux-trois albums pour la maternelle et c’est tout. Et vous savez quoi ? J’ai bien fait ! Au final, il y a toujours du matériel dans les classes à utiliser (surtout en maternelle !) : livres, manuels,… Donc pas de panique ! D’autant qu’il arrive très souvent que l’enseignait ait laissé du travail à faire.
  2. Que faire en arrivant dans une classe : la première chose à faire, c’est se présenter. C’est tout bête, c’est évident, mais il faut tout de suite s’imposer et s’identifier : « Bonjour à tous, je m’appelle Mme Machin et je vais passer la journée avec vous puisque votre maitre/maitresse est absent. Puisque nous allons travailler ensemble, nous allons respecter les mêmes règles que lorsque vous êtes avec votre maitre/maitresse. Par contre, il y aura peut-être des moments où nous n’allons pas faire comme avec lui mais ce n’est pas grave.« . Je n’ai jamais parlé de moi comme étant une « remplaçante » mais comme étant une « maitresse qui remplace« . En soi, ça veut dire exactement la même chose néanmoins je trouve que pour les élèves, ne pas me nommer comme une remplaçante mais comme une maitresse à part entière avait plus d’impact.tumblr_inline_ocbhygoTwJ1s9x8us_500
       En cycle 1 : généralement, le déroulement des journées de maternelle est assez similaire d’une classe à une autre. Accueil/jeux libres, regroupement (présent/absent, date), motricité, ateliers, regroupement (chants + départ), déjeuner, sieste pour les petits/moments calmes pour les autres, ateliers, regroupement… L’avantage du cycle 1, c’est la présence de l’ATSEM. C’est LA personne sur laquelle il faut s’appuyer : elle connait la classe, les élèves, le fonctionnement de l’enseignant. Il ne faut pas hésiter à la solliciter, à lui poser des questions. C’est ce que j’ai fait lorsque j’étais en maternelle et ça a toujours été topissime (il faut dire que je suis toujours tombée sur des ATSEM en or).
       En cycle 2 : n’ayant eu qu’un remplacement en CP en début d’année, j’ai fonctionné avec eux comme en maternelle avec des périodes de regroupements, des ateliers tournants et du sport type activités de motricité. En cours d’année, j’avoue que je ne me suis pas penchée sur la question. Pour les CE1 et CE2, j’ai utilisé le même principe : dictée à l’arrivée dans la classe (dictée évidemment adaptée au niveau,on penchera plus pour une dictée de mots en CE1 en début d’année par exemple). Ca permet deux choses : d’abord d’avoir le calme dès le début et de prendre le temps de jauger le niveau des élèves. Ensuite correction collective au tableau : un élève vient écrire une phrase ou une partie de phrase, puis lorsque tout est écrit, on corrige. Les élèves parlent de ce qu’ils ont écrit, j’écris toutes les propositions au tableau et on choisit la bonne orthographe avec les connaissances acquises ou en cours d’acquisition. Ensuite révisions en maths et français sans besoin de matériel : calcul mental sur ardoise ou sur le cahier de brouillon (le compte est bon, le furet…),  chercher le plus rapidement possible un mot dans un dictionnaire, conjuguer par équipe des verbes à certains temps, lecture offerte…
       En cycle 3 : comme pour le cycle 2, je commence par une dictée et sa correction. Et je continue avec des exercices de révisions sur les notions basiques : classes grammaticales (toujours bon à faire car peu acquis par les élèves !), le présent de l’indicatif, les accords dans le groupe nominal, les tables de multiplication, la multiplication à plusieurs chiffres, calcul mental,… rien que ça fait facilement tenir la matinée ! Ensuite, je prends le temps de regarder les cahiers de leçons pour voir où ils en sont, l’après-midi je propose du sport collectif ou bien des révisions en histoire, géographie (visionnage de vidéos si TBI, découverte d’un événement historique ou d’un pays et de ses coutumes à placer sur une carte du monde…), arts visuels (des séances décrochées par exemple, toujours sympa), lecture offerte (toujours appréciée des élèves même en cycle 3!), lecture individuelle, jogging d’écriture…
  3. Ne pas suivre à tout prix les préparations du titulaire : oui vous venez remplacer un enseignant dans SA classe avec SES élèves mais ce jour-là, c’est VOUS qui prenez les choses en main. Ne l’oubliez jamais ! Vous n’êtes pas à l’aise avec un fonctionnement, une leçon, un exercice, une notion préparée par le titulaire, ne le faites pas. C’est aussi simple que ça. Ca m’est arrivé pas mal de fois de tenter une activité dans laquelle je n’étais pas à l’aise du tout et le résultat est toujours catastrophique : ambiance agitée, notion non comprise, enseignante paniquée… Restez sur des choses que vous maitrisez, même si ça ne fait pas avancer la classe dans les programmes. Parfois, il vaut mieux réviser des notions vues et revues plutôt que de s’engager dans une impasse.
  4. Ne pas culpabiliser : vous n’avez pas eu le temps de corriger les cahiers, vous avez crier sur les élèves pour avoir le calme, vous n’avez pas fait le travail qui avait été laissé ? Ce n’est pas grave ! Prenez simplement le temps de faire le bilan de votre remplacement au titulaire de la classe : il saura alors ce qui a été fait ou pas et ce qu’il doit donc reprendre avec ses élèves à son retour.
  5. N’attendez pas de gratitude : en laissant des bilans précis et complets sur des remplacements longs aux collègues que je remplaçais, j’ai toujours terminé en laissant mes coordonnées au cas où la personne souhaitait des précisions supplémentaires. Je n’ai jamais eu de merci ou de retour sur mon travail. Alors certes, les collègues n’avaient pas que ça à faire à leur retour, mais simplement un petit merci pour le travail effectué ou bien un retour (même critique), permet de savoir qu’on a servi à quelque chose. Donc laisser un bilan de remplacement oui, attendre un retour non. Mais finalement, ça ne veut pas dire que vous avez fait de la merde, rassurez-vous.

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MES PARTAGES

Si vous êtes brigade ou ZIL l’an prochain, que vous stressez, n’hésitez pas à me laisser un petit mot, j’y répondrai avec plaisir. Sinon, je vous conseille de parcourir cette merveilleuse chose qu’est internet et sur lequel on trouve aujourd’hui de merveilleux collègues blogueurs qui partagent leur travail fantastique. J’ai passé un an à piocher sur les blogs des leçons, des exercices, des projets, pour pouvoir préparer mes remplacements ou mes journées de classe. Voici mes indispensables :

Il existe aussi deux groupes Facebook d’entraide et de partages entre brigades et ZIL (en plus du groupe FB des professeurs des écoles de votre département) :

 

L’article prend fin ici mais je serai ravie d’ajouter des éléments avec vos propres retours d’expérience. Laissez un commentaire et j’ajouterai ensuite vos avis !
Si vous êtes nouvellement affecté(e) sur un poste de brigade ou de ZIL, j’espère ne pas trop vous avoir déprimé !

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A très vite,

Meghann

signature

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2 réflexions sur “Mon année de brigade

  1. mrs-mathou dit :

    Merci pour cet article qui m’a bien fait sourire. J’ai été brigade également et j’ai enfin obtenu un poste fixe pour la rentrée 2018. Tu as très bien résumé la situation, je m’y retrouve totalement et je pense qu’on doit être bcp à avoir le même ressenti sur ce poste. Perso, je l’avais demandé et obtenu au premier mvt, on ne me l’a pas imposé. Avec mon petit barème de débutante c’était le seul poste que j’étais susceptible d’obtenir… mais il ne faut pas se leurrer c’était juste pour obtenir un poste fixe plus rapidement avec les points de stabilité au bout de 3 ans que par envie. Tout comme toi ce poste m’a permis de voir plusieurs fonctionnements, plusieurs niveaux et donc d’affiner ma façon de voir l’enseignement et mes choix pédagogiques. On voit très vite ce qu’on ne veut surtout pas faire :). Bon courage pour la suite. Au plaisir de lire tes futurs articles.
    Mathilde

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    • mercimaitresseleblog dit :

      Merci pour ton retour.
      Je trouve courageux de ta part d’avoir choisi de prendre un poste de brigade au premier mouvement. Comment tu sens cette prochaine année ?
      Bon courage à toi, je sais que ce n’est pas une situation des plus faciles 🙂

      J'aime

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